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L'exquise Nouvelle

Pays

vendredi 1 novembre 2013

les archives de la police scientifique française

Bonjour, excusez-moi, je vire les poussières et toiles d'araignées et je suis à vous...




Pff, vache, y a longtemps que je suis venu ici...
Manque de temps, déjà, et pas grand chose à dire, cela ne sert à rien, à mon humble avis, de venir juste pour dire bonjour...
Mais là j'ai du neuf, du beau, du lourd...

Voilà, de par mon métier, enfin, un des deux, j'ai une grande passion pour la médecine légale, la criminologie et les sciences forensiques.
Je me suis donc offert le magnifique livre : les archives de la police scientifique française de Gérard Chauvy aux éditions Hors Collection qui vient juste de paraître.
Un bel ouvrage, y a pas à dire, richement illustré sur les origines de ce que l'on nome aujourd'hui la PTS.

"La vérité est que nul ne peut agir avec l’intensité que suppose l’action criminelle sans laisser des marques multiples de son passage. "
Edmond Locard

En 1910, alors que les crimes des « apaches » hantent les esprits et que Clémenceau vient de créer les « brigades du Tigre », Edmond Locard, l’un des pères de la criminalistique, fonde, à Lyon, le premier laboratoire de police scientifique au monde.
Les casse-tête font la joie de Locard, grand admirateur de Sherlock Holmes, et cet ouvrage revient sur les dossiers extraordinaires qu’il a résolus : le corbeau de Tulle, l’affaire Gaumet, le singe cambrioleur démasqué grâce à… ses empreintes digitales !
Empreintes digitales justement, mais aussi examen des pores de la peau, traces de pas, ongles, empreintes dentaires, traces laissées sur les vêtements, poussières, taches de sang, étude des documents écrits, le docteur Locard développe et améliore de nombreuses techniques qui n’ont cessé depuis de faire leurs preuves.
Avec un détour par Scotland Yard et le FBI, la carrière de Locard et de ses collaborateurs sont de celles qui ont marqué l’histoire de la police criminelle mondiale pour toujours.

Grâce à de nombreux documents inédits reproduits ici, c’est à une plongée au cœur des secrets de l’enquête que nous invite cet ouvrage. La collection étonnante des objets du laboratoire de Locard (appareils de mesure, documents autographes, empreintes et armes en tout genre…), conservée à Lyon, y tient une bonne place, illustrant les tout premiers pas des méthodes d’identification, ainsi qu’un reportage au cœur de l’INPS aujourd’hui.
Historien et journaliste, Gérard Chauvy est l'auteur de nombreux ouvrages. Il collabore au Progrès et publie dans la revue Historia.

Pourquoi je vous cause de ce livre?
Ben tout simplement que vous trouverez dedans trois pages sur le Dabe, car en juin 1940, Edmond Locard créateur de cette police scientifique va  signer un article sur les tatouages dans Un mois à Lyon, aux côté de Frédéric Dard qui faisait ses premières armes dans le journalisme.
Peu de temps après Marcel Grancher, patron du journal et éditeur décide de créer le prix LUGDUNUM, et dans le jury de ce prix on va retrouver le Docteur Locard.
En même temps Frédéric à faire lire son manuscrit de Monsieur JOOS à Marcel Grancher qui le trouve "buvable" et lui conseille de présenter au susdit concours, bien lui en a pris, en 1941, le prix lui est attribué.
Cette époque scellera la naissance d'une longue amitié entre Frédéric Dard et le Docteur Edmond Locard, qui va devenir par la même occasion, de temps à autres, conseiller technique pour Frédéric.
Locard lui fera par exemple visiter la prison de Lyon, mais surtout il l'aidera, le conseillera dés qu'il le pourra.
Ils se vouent  deux  une admiration réciproque, Frédéric admirant le travail scientifique, la découverte, la recherche de Locard et  Locard le talent littéraire, l'érudition du langage de Frédéric.
...Je conserve encore des lauriers-hélas fanés-que vous m'avez tressés à une époque où je n'avais de calvitie à cacher... Frédéric Dard à Edmond Locard

Comme toutes les personnes qui ont compté pour le Dabe, un San-Antonio lui a été dédicacé, un bien choisi pour un toubib qui a défendu une thèse de médecine légale : C'est mort et ça ne sait pas !
"Au Professeur Édmond Locard, son...poulain de retour en affectueux hommage."
S-A

Note reptilienne : Notre vénéré Président anti-crise, Daniel Sirach et le non moins vénérable MSA sont cité dans ce livre.
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