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L'exquise Nouvelle

Pays

samedi 9 mars 2013

CONCERTO EN LINGOTS D'OS de Claude Vasseur, ou l’auto-promotion du proprio...




Il y a quelque temps, alors que je découvrais la collection Polar en Nord, je demandais à Max, si dans tous les auteurs édités par cette maison, il en était des incontournables, des gars qu’il fallait lire à tout prix. Maxime a donc eu la gentillesse à l’époque de me faire une liste, dans laquelle il y avait quelques auteurs que j’ai par ailleurs fortement appréciés. Dans cette liste il y avait un dénommé Claude Vasseur. Le grand Ba®bu m’avait prévenu :
-     Tu vas voir, je pense que tu vas aimer, le gars est un fana de San-Antonio, il aime ça et cela se ressent dans son écriture, non pas qu’il pastiche Frédéric, il lui rend hommage !
Ma rencontre avec l’écriture de Claude fut derrière  une grange abandonnée dans le Ternois, il faisait chaud et il y avait là un chien composté par une arme à feu. Je dois avouer que j’ai adoré, ce n’était pas un mec qui écrivait à la façon de San-Antonio, mais plus comme si Béru était devenu auteur. J’ai lu le second avec autant de plaisir. Quand j’ai lancé ma collection l’Embaumeur, il allait de soi que je demande à Claude de me faire un opus, il a bien sur accepté. C’est le troisième épisode de Mandoline : « Concerto en lingots d’os », lorsque j’ai reçu le manuscrit je me suis régalé, c’était comme je l’espérai, de l’argot, de l’humour, de quoi se régaler. Puis j’ai bossé sur d’autres manuscrits, d’autres trucs, et le WE dernier, j’ai du relire le texte, avant publication, ben je me suis marré de nouveau, c’est bon signe, je pense.

J’ai envoyé le manuscrit à Patrice, qui a aimé, d’où le petit clin d’œil dans le dernier San-Antonio, Jean-Luc Bizien, préfacier de l'ouvrage et grand fan du « patron » a aimé aussi, il y a quelque chose dans l’écriture de Claude, un mélange de style et d’amour envers San-Antonio qui fait que la mayonnaise prend.
Extrait de la préface de Jean-Luc : "...Dans le présent ouvrage, c’est Claude Vasseur qui s’y colle. Avec fougue, dans une langue qui lorgne à la fois du côté de San Antonio – encore une passion du taulier ! – et de Michel Audiard. Qu’est-ce que vous voulez de plus ? Un mot signé de votre mère ? Soyons clair : un auteur qui arrive à glisser avec naturel des morceaux de Claude Nougaro dans son bouquin ne PEUT PAS être mauvais homme. Alors, ne boudez pas votre plaisir. Foncez ! La vie est trop courte… Jean-Luc Bizien..."

Et souvenez-vous dans « D’où viens-tu Béru ? »[1] Ce texte hommage à Frédéric intitulé : 6 juin 2000. Je me souviens en rentrant un soir du boulot, de ce message sur mon répondeur d’Odette, me demandant de la rappeler, elle voulait me dire le bien qu’elle pensait de ce livre, des textes, surtout celui sur Béru, Frédéric l’aurai adoré m’a-t-elle dit, je raccrochais les larmes aux yeux, alors que ce n’était même pas moi qui avait été capable de l’écrire.

Bref, je n’ai pas fait cet article pour vendre ma soupe[2], non, mais plus  pour vous causer de Monsieur Claude[3], j’avais envie de faire une petite interview du lascar à la plume agile…

Séb : Salut Claude, bienvenu dans le Monde de San-Antonio, magnifique revue consacrée à qui tu sais…Cause nous un peu de ton « amour » pour San-Antonio, pour Frédéric…

Claude Vasseur : Ado comme pour beaucoup. J’ai acheté « En peignant la girafe ». Je n’ai rien pigé et l’ai reposé… Mais quelque chose « d’étrange et de pénétrant » s’était produit. Je l’ai repris et puis voilà… Aujourd’hui j’ai à dispos pratiquement toute la collection que, pour mon plus grand bonheur après de longues années d’errance dans des caisses de déménagement, j’ai remis en évidence dans une méga bibliothèque. Amour pour Frédéric Dard ? Sais pas… Pour moi y’a pas de mots pour traduire ce sentiment. C’est un des rares patrons que je respecte pour tout ce qu’il m’a apporté au fil de ses pages… D’ailleurs quand une personne meurt et que tu te sens orphelin d’esprit cela veut dire que c’est au-delà. Et c’est bien là que j’espère un jour pouvoir lui serrer la paluche « Je ne peux pas croire que la mort c’est comme une interrupteur qu’on arrête ! »

Séb : Quand j’ai croisé Balthasar Weppes[4], j’ai cru trouver le frangin de Béru, comme si l’enflure avait un frangin qui soit privé, hasard ?

Claude : Oh que non !!! Plus que le commissaire je suis un fan inconditionnel de Béru. Il se permet tout. Il ose tout. Tout ce que nos codes, nos tabous, nos lâchetés, nos civilités… nous interdisent. Il a le bon sens paysan, boit comme un trou, se goinfre sans retenue, castagne à tout va ; quant au sexe : no comment. Mais plus que tout il a une attitude qui me plaît il est fidèle. A ses potes, ses idées, pour le peu qu’il en ait et il va jusqu’au bout.  

Séb : dans ce premier opus on croise deux flics venu de la capitale, il me semble les connaitre…Tu glisses souvent des hommages à Frédéric dans tes livres, dans le denier en date, encore une fois un petit clin d’œil. Un gars qui aime autant le dabe, c’est quel San son préféré et pourquoi ?

Claude : « Faut être logique ». Je l’ai lu, relu, bouffé… Pourquoi ? Je n’en sais foutre rien ! C’est même drôle parce que tout compte fait, en y repensant, je me dis que certains de mes persos sont directement tirés de cet imaginaire San-Antononien ! Ben tiens ne serait ce que le notaire et aussi cette idée de toujours trouver des caches, des recoins, des caves dans mes polars…. Vachement introspectif comme interview.

Séb : dans ton premier, l’action se déroule lors de la canicule de 2003, dans ton dernier en date, on retrouve cette canicule[5], t’as vraiment eu trop chaud ?

Claude : Pire : je déteste la chaleur. Suis un gars de ch’Nord que veux-tu ? Je gagne le pactole au loto ? Plus que le soleil je pars faire une virée dans les pubs Irlandais !

Séb : Tu viens de boucler ton troisième livre, le quatrième est sur le feu ?

Claude : Mieux il est écrit. Dans les tuyaux. Certains amis l’ont lu. Verdict ? Balthazar étale ses états d’âme. Ses angoisses. Ses refus aussi. Dans celui là je fais un clin d’œil à un style que j’adore : le western. Cependant un évènement difficile et très personnel m’est arrivé pendant l’écriture et la gaudriole du Balthazar s’est transformée en noir de chez noir. Genre « gaïette » tirée des veines de charbon par les mineurs de fond. Et dans celui là mon détective le touche vraiment…  le fond.
Séb : A quand de te voir au sein d’une assemblée générale des amis de San-Antonio ?
Claude : ? Se référer à l’entretien. Si je ne suis pas certain d’aller jusqu’au bout je ne m’engage pas.  Ce n’est pas que je n’ai pas envie, loin de là, je crois sincèrement que j’aurais l’occasion de rencontrer des passionnés. Et puis il ne faut pas se fier à mes polars, mes blagues salaces et autres : je suis un grand timide. Et là, en général, tout le monde se marre.
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[3] Vous croyez que sa femme c’est Madame… ?
[4] Balthazar Weppes aux éditions Ravet-Anceau, et Jeu de massacre au château, même héros, même éditeur…
[5] Qui c’est le génie qui a eu idée de cette phrase d’accroche : Canicule et veilles dentelles ??
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