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L'exquise Nouvelle

Pays

vendredi 25 février 2011

San-Antonio se met à table...


La tortore dans les San-Antonio c'est quelque chose, entre les bonnes recettes de Félicie dont ce régale le commissaire à n'importe quelle heure, et les orgie de boustifaille dont s'empiffre Béru, en passant par les restaurants et autres bistrots, dans les San-Antonio il y a de quoi faire.

En 1974 Robert Jullien Courtine faisaient passer à table Simenon et Maigret, en 2011 c'est Blandine Vié qui réitère avec San-Antonio. Blandine est journaliste et écrivain dans le domaine du culinaire, et aussi membre de l'association des amis de San-Antonio, ce qui fait déjà deux raison d'écrire ce livre.

Blandine maintient le secret autour de son livre, comme une cuisinière garde le secret de sa recette autour de son plat lorsqu'elle le sert à ses invités, ce qui fait que je sais pas bien de quoi il cause ce livre, moi, j'ai réussi à vous choper quand même le sommaire, j'espère qu'il vous mettra en  appétit...

Tout ce que tu dois savoir sur ce book de A jusqu’à Zob !
 
Préalavement (les amuse-gueule)

• Tout ce que tu dois savoir sur ce book de A jusqu’à Zob
   (Sommaire)                                                                        page …
 • Signé Bertaga
   (Préface de Berthe Bérurier)                                                page …
 • San-Antonio et moi, émoi, émoi                              
   (Avant-propos)                                                                   page …
 • Profilage
   (Profil alimentaire de San-Antonio)                                        page …
 
La tortore
 • Les bons petits plats de Félicie                                              page …
• La bectance et la cuistance des Bérurier                                 page …
• San-Antonio casse la croûte avec son équipe                           page …
• Quand San-Antonio croque en solitaire                                   page …
 • Quand un poulet sort une poulette
   (Sana et ses nanas)                                                             page …
 • Quand San-Antonio clape chez des tiers                                 page …
 • La jaffe des enquêtes à l’étranger                                          page …
  
La picole
 • Du comptoir à la cave                                                           page …



N’encore un peu de rab (de lapin)
 • Délices cul…inaires, façon San-Antonio                                   page …
 • Pastiche (51) d’un menu, façon Bérurier                                 page …



Table des matières
… pas encore fécales, mais ça va viendre !
 • Par le menu
   Table des recettes par chapitres                                            page …
• On remet le couvert
    Index général des recettes                                                    page …
 • Thank you very muche
   (Remerciements)                                                                   page …

• Fin finale            


Ce livre est à paraitre le 18 mars 2011 aux Éditions de l'Épure au prix de 28€       
Si vous désirez en plus une jolie signure sur le livre, il vous suffira de vous rendre au salon du livre le samedi 19 mars de 16h00 à 19h00 sur le stand des éditions de l'Épure (H66) 
                                

vendredi 18 février 2011

Le 36 quai des orfèvres....


En voilà un lieu mythique nous avons croisé plus d'une fois dans les romans nous contant les aventures de notre commissaire préféré....
Des flics de fiction  célèbres à la crim' , il y en a eu plein, San-Antonio, Maigret, Moulin, Mancini, Klein...
Mais Hervé Jourdain , il y est capitaine au 36, flic à la crim'...Pour de vrai!

Comme Sana, ouais mon pote, t'aurais aimé toi aussi avoir une carte pro avec le chardon dessus?, avec imprimé dessus "Qui s'y frotte, s'y pique"?
Ben lui, il l'a, et en plus comme San-Antonio, il écrit...
D'ailleurs c'est pour ça que je t'en cause sur le blog, parce que sinon pas trop de rapport avec l'oeuvre de Frédéric et de Patrice, mais bon, c'est quand même un lieu mythique, le bouquin m'a plu, et en plus, c'est moi le taulier du blog, t'as qu'à voir...

"Psychose au 36" est son deuxième polar à Monsieur Jourdain (même pas honte de ce calembour), le premier "Sang d'encre au 36" a été publié en 2009 aux éditions "les nouveaux auteurs", je dois vous avouer  que je ne l'ai pas lu, mais que "Psychose au 36" m'a donné envie de le lire.

Pourquoi je vous recommande à vous, Amis de San-Antronio ce livre?
Déjà c'est  un livre qui nous fait vivre la vie quotidienne du 36, en lisant certaines descriptions, on ce demande si "Scarface" ne va pas croiser Béru au détour d'un couloir et taper le gorgeon avec. On se prête à imaginer que quand Leprêtre monte voir le "patron" que c'est Chilou qui va lui passer un savon..
Puis, j'ai vraiment aimé la partie du livre écrite comme un journal intime, celui d'une fliquette qui fait ses armes dans la brigade des mineurs avant d'intégrer le 36. C'est cette femme, Nora, qui va être le fil conducteur du livre, ce sont ses "aventures" que nous allons suivre tout au long de ce livre.
Nous plongeons dans les méandres de la justice, les rouages des enquêtes liées aux mineurs, puis ensuite nous allons à la rencontre du 36 quai des Orfèvres et de l'IGS. Car un des points forts de ce livre, c'est de montrer trois modes différents de fonctionnement de la police, trois façons de travailler qui divergent par moment, pour se retrouver au final.

Rencontre avec Hervé...

Bonjour Hervé, bienvenue sur le blog des Amis de San-Antonio, première question, non, ce n'est pas un interrogatoire, est ce que tu connais San-Antonio, et est ce que tu aimes?
Bien sûr que je connais San-Antonio ! Mais je lui préfère l’ignoble Béru, peut-être parce qu’il est inspecteur.  Maintenant, sous la contrainte, enchaîné et frappé, je t’avouerais que je n’ai pas lu toute l’œuvre, loin de là. Je pense en avoir lu entre dix et quinze. Deux titres me reviennent en tête : « Le bourreau pleure » avec lequel Frédéric DARD a obtenu un prix, et « La pute enchantée ».

Dans ton premier roman, que je n'ai pas lu, je ne vais pas mentir, le fil conducteur est l'oeuvre de Maigret, tu es donc un grand fan de Siménon? Frédéric Dard a adapté au théâtre "la neige était sale" de Simenon.
Fan n’est pas vraiment le terme. J’ai découvert Simenon sur la tard, très très tard même, lorsque je suis arrivé à la Brigade criminelle. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce ne sont pas les aventures du commissaire Maigret qui m’ont passionnées, mais plutôt le reste de sa production qui me paraît plus riche, plus sombre. Je pense par là à « Lettre à mon juge » ou encore « Les fantômes du chapelier ». Par ailleurs, Simenon présente plusieurs points communs avec moi. Il a vécu à Fontenay-le-Comte et La Rochelle, tout comme moi, et arpentait régulièrement l’escalier du 36 quai des Orfèvres lorsqu’il était détective puis jeune romancier. Tous ces éléments m’ont poussé à m’intéresser à son personnage, qui sous certains aspects ressemble à Frédéric Dard : vies riches en aventures, la Suisse, une certaine forme de production « alimentaire » des Maigret  et des  San-Antonio, l’utilisation répétée des pseudonymes, et surtout le succès. Mais il doit y avoir plein  d’autres points communs comme « la neige était sale » que je j’ai pas lu.

Lorsque l'on est flic, intégrer le 36, c'est un but? Car pour moi, lecteur assidu de polar, c'est quand même un lieu plus que mythique...
Il faut savoir que le 36 est cinématographiquement le lieu le plus filmé de Paris. Et celui qui inspire nombre d’écrivains de polars. Au sens géographique du terme, le 36 rassemble la Crim’, les Stups et la B.R.I. ; au sens large, le 36 englobe toute la police judiciaire parisienne, environ 2000 policiers répartis sur plusieurs sites dans et autour de Paris. Le désir de justice, la défense de la veuve et de l’orphelin, le goût de l’investigation sont des mots qui reviennent souvent lorsque l’on est interrogé sur nos motivations. Je dirais que ce métier nécessite un peu d’expérience, beaucoup de disponibilité et d’écoute, de la perspicacité, de la curiosité, un goût prononcé pour la sociologie et la psychologie aussi.

Quand on lis un flic; Marshall, Vigneron, toi, on sent une approche différente du délit, du truand, et surtout de l'état psychologique de l'enquêteur, l'écriture est un défouloir, un garde fou?
Oui, une forme de catharsis. A titre personnel, je me suis lancé dans l’écriture à un moment où je travaillais à la brigade des mineurs, où les jours étaient parfois difficiles à vivre. Ce n’est probablement pas un hasard. Dans sa première partie, « Psychose au 36 » évoque justement les troubles d’une jeune enquêtrice devant la souffrance des victimes, la perversité de certains auteurs, face à des affaires inextricables, parfois indicibles. Ça lui coûtera cher.  

Quand on est au 36, que l'on écrit des polars sur le 36, comment réagissent les collègues?
C’était ma grande inquiétude au moment de la sortie de mon premier roman. Finalement, l’accueil a été très positif. Beaucoup de mes collègues se sont amusés à identifier les flics que j’avais croqués, ce qui me pousse à penser que j’ai réussi à donner une image assez réelle des personnages mis en scène.    

Merci de nous avoir consacré un peu de ton temps,une dernière chose avant de nous quitter, un prochain roman est déjà en écriture?
Oui, une enquête dans les milieux de l’extrême-droite sur fond d’élections présidentielles de type 2002. Le thème, les personnages, les grands axes sont en place. Reste à se mettre à la « bécane »…

Vous pouvez commander les livres d'Hervé Jourdain ICI

Et n'hésitez pas à visiter son BLOG
 

mardi 1 février 2011

L a Fracture de Coxyde


Sur un blog dédié à Frédéric et Patrice Dard, on se doit aussi de parler livre, et pas forcément de livres écrits par eux, ou parlant d'eux, mais j'en conviens, il faut quand même trouver un fil conducteur...
Membre et (encore) vice-président de l'association, correcteur de votre serviteur, ça le fait ??

La fracture de Coxyde est le dernier roman (pas dernier qu'il écrit, non, dernier en date, pas de connerie...)de Maxime Gillio. Je parle de livre aussi en d'autres lieux, mais lorsque la personne qui a écrit est un ami, c'est pas pareil, non pas que l'on va lui passer la main dans le dos, oindre son front de saint Chrême, faire les louanges du livre, même si l'on a pas aimé. Non l'amitié ce n'est pas ça, ce serait même le contraire, être plus dur avec ceux que l'on aime, parce que c'est d'eux que l'on attend le meilleur...Tout pour te dire, ô mon lecteur, que la chronique qui suit est franche et sincère.

Ce roman est bâti comme un Poulpe, pas le céphalopode, non, la collection créée par Jean-Bernard POUY en 1995. Le principe est assez simple, chaque livre est écrit par un auteur différent, mais il se doit de respecter les personnages en place, et surtout il y a un concept et une convention d'écriture. Le héros principal est Gabriel Lecouvreur dit le Poulpe, surnom dû à la longueur anormale de ses bras. C'est un personnage libre, curieux, contemporain, qui a eu quarante ans en l'an 2000. C'est quelqu'un qui va fouiller, à son compte, dans les désordres et les failles apparents du quotidien. Quelqu'un qui « démarre » toujours de ces petits faits divers qui expriment, à tout instant, la maladie de notre monde. Ce n'est ni un vengeur, ni le représentant d'une loi ou d'une morale, c'est un enquêteur un peu plus libertaire que d'habitude, c'est surtout un témoin.

La fracture de Coxyde aurait dû être un Poulpe, mais ce n'est pas le cas, et moi qui suis aussi collectionneur du cette série, je peux vous dire que c'est bien dommage, vu certains Poulpes qui ont été publiés et qui font tache dans la collection de la Baleine, alors que celui-ci y avait sa place.

«… Jos Vandeputte fronça les sourcils. Cela faisait vingt-cinq ans qu’il était affecté à la surveillance de l’éplucheuse automatique et il n’avait jamais vu ça. La chair des patates n’avait pas la pâleur habituelle, mais une teinte rougeâtre. À croire que l’éplucheuse était en train de dépiauter des betteraves. Il se pencha par-dessus la rambarde pour observer le fond de la cuve. L’émotion fut si vive que sa vessie lâcha et qu’il pissa dans sa combinaison. La machine venait d’éplucher un cadavre.»


Ils ne font de mal à personne, les Reculistes. C’est juste un groupe de copains, des artistes médiocres et illuminés, admirateurs de Paul Delvaux, qui réinventent le monde derrière leurs chopes. Sauf que l’un d’entre eux connaît soudain la gloire et la fortune. Sauf qu’un autre est retrouvé mort dans une éplucheuse à patates. Sauf que l’haleine fétide de l’extrême droite flamande vient polluer le plat pays.

Face à la jalousie, la corruption et les histoires de fesses, les amitiés volent en éclats et les macchabées se ramassent à la pelle. Avec une telle ambiance, pas étonnant qu’un canal se soit pendu.



Vous allez assister dans ce livre à la naissance d'un nouvel héros "LE GORET", en fait Jacques Bower, si, si, je ne déconne pas, son vrai nom c'est comme dans la série 24 h 00, le Patrick Chirac de Max en fait...
Le Goret se voudrait être un dupliquant de   Gabriel Lecouvreur, seulement, là il y a un hic...
Le Goret est un cran au-dessus, pas le personnage en lui-même, non, le style, l'écriture, Max explore son côté cynique, et l'on s'en réjouit. J'aime que l'on sonde comme cela son personnage, qu'il ait des hauts et des bas, une écriture de roman noir qui allie l'humour, une mayonnaise qui prend aussitôt.

Le livre se passe en Belgique, j'ai eu la chance d'en parler avec Max, de lire les chapitres au fur et à mesure, et je peux certifier qu'ils ont été écrits avant les évènements politiques actuels, légèrement d'anticipation.
Si vous avez lu les précédents romans de Max (si ce n'est pas fait honte à vous et commandez moi ça tout de suite ICI ) attendez-vous à un changement, nous ne sommes pas dans un Dacié ou un Valmain, non, là une écriture plus brève, plus directe et surtout beaucoup plus cynique.

J'ai énormément aimé ce roman, qui en plus se passe dans le milieu de la peinture, je n'aspire qu'à une seule chose, c'est qu'il se vende très bien, et que les chiffres des ventes fassent que l'éditeur commande à Max d'autre aventures du Goret. Et ce Goret, on l'aime parce que à un moment où à un autre, on va retrouver dans ses traits, notre côté, anar, grande gueule, cynique, obsédé, désabusé alcool (si un, surtout toi, déconne pas)...
Pourquoi le Goret me direz-vous?
Eh bien parce qu’il a une fâcheuse tendance à fourrer son groin là où il ne faut pas, et qu’il a l’impression d’être entouré de truffes…
Conclusion??
C'est du bon, merci Max.
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